NSS Schrödinger

Forum rpg futuriste mettant en scène des futurs colons en exil de leur planète d'origine.
 
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 Soren

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Soren
Orga
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MessageSujet: Soren   Mar 4 Oct - 12:08


Je cours. Je cours comme un dératé, sans savoir précisément où je vais. Ça de toute façon je l’ai jamais bien su.
Alors je continue à courir sans me retourner. Après tout que reste-t-il derrière que je puisse encore avoir envie de contempler ?

***

Mon passé demeure vague et nébuleux, tel la brume qui a si longtemps obscurcit mon esprit.

Une grande partie de ma vie je me suis contenté de suivre le mouvement. Le zombie moyen se trainant péniblement d’une tâche à l’autre sans discuter, ne connaissant que la contrainte et l’oppression, n’ayant jamais cherché à voir plus loin que les prochaines pièces métalliques qu’il assemblerait à la chaine dans une usine sordide.
Quand j’y repense avec le recul ce pan de mon existence me parait irréel, comme un rêve dont le souvenir devient de plus en plus imprécis au réveil.

J’aurais pu rester là, poursuivre indéfiniment cette morne routine.
C’est d’ailleurs complètement malgré moi que je me suis retrouvé à devoir prendre ma vie en main.

En l’espace d’une soirée, de simple mouton décérébré instrument de la dictature, j’étais devenu sujet d’expérimentations, puis fugitif.
De cette nuit qui m’avait alors paru sans fin ni issue, je conserve les séquelles. Dissimulée par cette paire de gants que j’ai pris l’habitude de ne retirer qu’en de rares occasions, une main gauche parcourue d’un épais tissu de cicatrices qui convergent vers trois doigts métalliques aux mécanismes apparents.
Si avant cela mes souvenirs demeurent imprécis, les évènements de cette nuit, dans leurs moindres détails, s’accrochent irrémédiablement à ma mémoire.

Une pensée et des émotions nouvelles. Des idées qui émergeaient soudain de l’horreur de la situation et du chaos de mon esprit. Prise de conscience. Ces chaines qui m’entravaient ; qui nous entravaient tous. Il fallait que ça change.
De là à la résistance il n’y avait que quelques pas. Au gré de mes toutes récentes considérations utopistes et de quelques rencontres opportunes, je me retrouvai vite embarqué dans le grand combat qu’est celui de la liberté.

Dans mon âme d’idéaliste, la quête des rebelles –dont je faisais à présent partie- apparaissait telle une lutte héroïque.
Motivé ? Je l’étais.
Conscient des menaces auxquelles je m’exposais ? Aussi ; mais largement moins que nécessaire.
Un gamin à l’enthousiasme quasi-inébranlable, persuadé que ses rêves utopistes pourraient se réaliser.

Puis vint l’effondrement du système. En un sens, n’était-ce pas ce que nous voulions ?
Oui. Mais je n’aurais pas imaginé cela de cette façon.
Implosion de la dictature.
Partout autour de moi un indescriptible chaos. Et, au-dessus de ma tête, une porte de sortie.

Un fabuleux voyage en perspective avec un monde nouveau pour destination, et une décision à prendre immédiatement.
Aurais-je franchis le pas si j’avais eu ne serait-ce qu’un moment pour y réfléchir ? Un moment pour que la peur de l’inconnu me paralyse ?
J’aime à penser que ma décision aurait été la même. Après tout, sur ce point là je n’ai pas vraiment changé : un gamin idéaliste et insouciant, égaré un peu trop à l’ouest, des rêves plein la tête et les yeux rempli de ces étoiles qui brillent loin dans le ciel.


***

Dans mes nuages, comme d’habitude. Un instant d’inattention a suffit pour que je me retrouve séparé de mon groupe. Je donne des coups de coude, me frayant un passage dans la foule, balayant les environs d’un regard paniqué à la recherche de visages connus. Je cherche la présence rassurante d’amis au milieu de la cohue et des émeutes.

Mon cœur rate un battement lorsque j’avise finalement, à quelques mètres de moi, la silhouette de Siobhan. Je pose ma main sur son épaule. Le temps d’esquisser un sourire du coin des lèvres et nous voilà repartis.

Sa main dans la mienne, je cours sans me retourner.
Droit devant nous, le NSS Schrödinger.

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