NSS Schrödinger

Forum rpg futuriste mettant en scène des futurs colons en exil de leur planète d'origine.
 
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 L'appartement d'Orso

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Lydhen
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MessageSujet: L'appartement d'Orso    Mer 21 Déc - 1:51

[ Venant d'ICI ]
__________


Incapable de rétablir la frontière entre rêve fiévreux et réalité.
En résulte la sensation étrange d’évoluer en plein délire expérimental.
Un concept pour le moins flippant, des images floues, un cadre un peu bancal, et ces voix dont il ne sait plus si elles ne font que hanter inlassablement son esprit ou si elles appartiennent à de véritables individus.

Au bout d’un temps qui lui est incalculable, l’une d’elles lui parait plus tangible, identifiable parmi le vacarme confus des autres.

Peu à peu le brouillard se dissipe. Ne reste plus que la réalité rassurante de la petite chambre d’étudiant.


***

Lydhen baille, se frotte les yeux, encore un peu dans le cirage.

«- Salut ! Comment vous vous portez ce matin ? Vous avez l'air plus frais ou en tout cas moins dans le gaz. Un café ?»

« - En pleine forme. Et vous ? »
Rétorque-t-il, un brin cynique.

Puis, entre deux bâillements il repart sur sa lancée :

« - Sans sucre, et en intraveineuse le café ; merci. »

Une perfusion de café n’aurait pas suffit à gommer complètement son sentiment de fatigue et à le maintenir parfaitement éveillé. En outre, la seule injection dont il éprouve à cet instant un réel besoin concerne une substance bien différente du café…

Le défi : effectuer ladite injection sans éveiller les soupçons de son colocataire, le tout en étant coincé avec lui entre les quatre murs d’une minuscule chambre d’étudiant. Être capable de renouveler l’exploit autant de fois que nécessaire le temps que durera la cohabitation.

Lydhen n’a pas à réfléchir longtemps avant d’imaginer une parade. Lorsqu’il s’agit de "s’assurer son petit confort", il est prompt à la détente.

La salle de bain.
Même dans le plus petit des appartements, la probabilité que votre hôte vienne vous déranger sous la douche reste théoriquement assez faible.
L’astuce n’est pas infaillible, mais c’est la meilleure solution pour l’instant.

« - Si ça vous embête pas, avant le café j’vais aller prendre une douche. Ça me réveillera peut-être un peu. »

Mine de rien, il se lève, attrape le sac qui contient ses vêtements ainsi que d’autres affaires personnelles, et se dirige vers la salle de bain.
Il ferme la porte de la pièce derrière lui.

Là il sort un petit flacon de sa sacoche, prêt à débuter son affaire. Ses réserves sont minces, de plus il ignore quand il pourra réapprovisionner le stock, cette fois-ci il se contentera donc de la moitié de la dose habituelle.

L’assurance et la précision des gestes démontrent à quel point il est coutumier de ces pratiques.
La substance, injectée directement dans les veines, agit quasi-instantanément. Lorsqu’il en ressent les premiers effets, Lydhen se glisse sous la douche.

Puis il finit par se laisser partir, s’abandonne à l’irréalité psychédélique d’un univers qui ne lui impose plus aucune contrainte.

***

Après une bonne douche Lydhen refait son apparition au salon, l’air légèrement dans les vapes.
Cet état ne contraste pas énormément avec sa gueule de déterré de tout à l’heure, si ce n’est qu’il a les traits moins tirés.

Le jeune homme s’assoit sur le canapé, il ne se trouve cependant pas très à l’aise dans cette position qui accentue la douleur au niveau de la blessure.
La cicatrice, trop récente, tiraille au moindre mouvement et supporte encore mal certaines postures. Rien d’insurmontable toutefois, surtout en comparaison du calvaire des deux derniers jours.

A présent allongé sur le canapé, Lydhen soulève son t-shirt, promène ses doigts sur les contours de la balafre. Les soins d’Orso se sont avérés efficaces : de l’horrible plaie sanguinolente ne demeure qu’une cicatrice.

« - Sais pas comment vous vous êtes débrouillé. Ça a plus rien à voir avec l’emplâtre de l’autre jour. »
Murmure Lydhen, impressionné.
C’est également une manière détournée, assez maladroite, de remercier Orso.

Au pied du canapé, une pile de livres ; il y en a beaucoup dans l’appartement qui semblent traiter des Termites, de leur civilisation… Lydhen s’empare du plus proche de lui, le tourne, le retourne, en détaille quelques instants la couverture sans pourtant oser le feuilleter.

On en revient toujours à ce même point : les Termites.

Il cherche le regard d'Orso.

« - Comment ça se passe ? La... Termitière j'veux dire. Vous y êtes déjà allé ? »

Le ton sur lequel il énonce sa question est trop détaché, comme s’il ne prenait pas en compte les évènements perturbants des derniers jours.
Sans l’effet persistant de la drogue, trop prompte à lever certaines inhibitions, il se serait sans doute abstenu de formuler ses interrogations à son colocataire.



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Orso Datem
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MessageSujet: Re: L'appartement d'Orso    Sam 31 Déc - 12:54

Alors que le bruit de l'eau parvenait à Orso depuis la salle de bain, à la manière que de que les Terriens appelaient autrefois la pluie, le jeune xénologue s'affairait dans ce qui lui tenait lieu de cuisine, il avait en tête les images des archives de la Bibliothèque de Crépuscule et se demandait si lui aussi un jour, il verrait des gouttes d'eau tombant du ciel et venir marteler les rues et fenêtre de la ville extérieure.

Lydhen s'était enfin levé et la douche allait sûrement le remettre légèrement sur pied. Une bonne chose pensa Orso, après avoir deux jours entiers à divaguer sur son divan, son nouvel acolyte allait enfin pouvoir recouvrer des forces et il en aurait besoin pour rejoindre la termitière.

Une fois les tasses servies et un repas de fortune préparé, ce dernier refit son apparition, essaya de se frayer un chemin parmis le labyrinthe de livres et s'installa, tenant un livre entre ses mains. Il bredouilla quelques remerciements à l'attention d'Orso et revint rapidement sur le sujet principal de leur nouvel collocation.

- Je ne suis allé qu'une seule fois chez les Termites, avec ma promotion. Et encore nous n'avons fait qu'un aller-retour, à peine le temps de visiter la bordure de la Termitière en saluant quelques autochtones avant de rentrer à Crépuscule.

Il posa les deux tasses sur ce qui lui servait de table basse et reprit :

- Mais je sais y aller, et j'en connais suffisamment sur nos amis pour pouvoir prétendre à une conversation et trouver des réponses à vos questions. Ce ne sera pas simple mais je devrais y arriver.

Il but une gorgée tout en désignant la seconde tasse, invitation timide à boire à l'attention de Lydhen. Puis il posa son regard plus attentivement sur son hôte, beaucoup de petits détails pouvaient le trahir en ce moment même, mais Orso n'avait aucunement besoin de s'y attarder, le symptome principal avait été repéré dés sa sortie de la salle de bain, des pupilles dilatés à ce point sur Nodawn ne pouvaient dire qu'une seule chose.
Datem sourit, lui aussi avait à maintes reprises goûter à ce stupéfiant dont tout le monde était friand, d'un point de vue purement xénologique au départ puis par pure récréation durant ces jours de congés. Après tout, il n'y avait aucun effet secondaire contrairement aux produits de même catégories que ses ancêtres utilisaient sur Terre alors pourquoi s'en priver ?

- Je sais que cela ne me regarde pas et surtout que vous en avez extrêmement besoin en ce moment, mais vous devriez être plus prudent quant à la prise de stupéfiant Termite. Je ne vous fais pas la morale, mais dans votre situation, j'aimerai être sur que cela n'affectera en rien votre état avant que vous repreniez.

Il adressa un sourire amical à Lydhen, plein de compassion. Il comprenait totalement le désir de son compagnon de s'oublier, de s'échapper de sa nouvelle condition de porteur, mais il ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter.

- Mais la bonne nouvelle au sein de la mauvaise est que dans quelques mois, si on ne peut vous enlever la larve, vous aurez des doses à disposition totale et à volonté, déclara-t-il en riant.
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Lydhen
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MessageSujet: Re: L'appartement d'Orso    Dim 8 Jan - 2:25

Lydhen demeure un instant sous l’effet de la surprise à l’évocation de sa consommation de stupéfiants.

Lui qui pensait avoir réussi à ne pas trop attirer l’attention…

Pourtant il aurait dû se douter qu’il ne suffirait pas d’afficher son air le plus naturel possible pour tromper Orso. Quelqu’un qui possède autant d’ouvrages traitant de la civilisation des Termites connait forcément les effets de leur drogue ainsi que le moindre signe extérieur pouvant en indiquer l’absorption.

Sans avoir l’air de désapprouver l’usage du produit, l’étudiant se contente de mettre Lydhen en garde. De toute manière, hormis dans les rangs des farouches opposants à la cohabitation entre humains et termites, on ne trouvera pas grand monde sur Nodawn pour décrier le produit.

Toutes les sensations que l’on peut rechercher dans la consommation de psychotropes sans aucun effet néfaste ? Que demander de plus ? Et surtout, pourquoi s’insurger contre quelque chose qui ne peut procurer que du plaisir ?

Malgré l’usage très répandu de la drogue Termite à Crépuscule, cela demeure pour Lydhen un sujet quasiment tabou. Il éprouve une certaine aversion au fait d’évoquer ces injections dont il se sait dépendant.

Pour lui elles démontrent juste qu’il est incapable de faire face.
A chaque fois qu’il en éprouve le besoin, qu’il ne désire plus rien d’autre que s’abandonner à cette douce torpeur, ce n’est en définitive que pour fuir les conséquences de ses actes, se soustraire aux obstacles.

Muré dans son silence, Lydhen attrape la tasse posée sur la table à son attention.
Orso, dont l’optimisme est manifestement inébranlable, est parvenu à énoncer un avantage au fait d’héberger une larve. Cette manie de trouver des points positifs même dans les pires cas de figure met le blond hors de lui.
Pour l’instant il n’est pas capable du recul nécessaire pour prendre les évènements avec humour et apprécier à sa juste valeur la tentative de son colocataire de lui faire relativiser la situation.

« - Du moment que ça n’interfère pas dans vos affaires j’pourrais me piquer juste sous votre nez que vous n’auriez pas votre mot à dire. Ça vous concerne pas. »
Rétorque le jeune homme d’un air sombre.

Il marque une pause avant de reprendre, une note d’agressivité dans la voix.
« - Puis, surtout, épargnez moi les "bonnes nouvelles" et autres conneries du style. Pas besoin d’entendre ça. »

Tenant d’une main sa tasse, de l’autre Lydhen tourne lentement les pages du livre emprunté un peu plus tôt.
Il feuillette distraitement, son regard parfois interpelé par un mot, une bribe de phrase.
Il joue avec le piercing de sa lèvre, le mordille nerveusement, semblant ruminer une pensée qu’il hésiterait à formuler.

D’un geste sec il referme le bouquin.

« - Honnêtement… je conçois même pas qu’on puisse l’accepter! Qu’on puisse vouloir... … Non, laissez tomber. » La réplique, amorcée d'une voix claire aux accents de révolte, s'achève dans un murmure, s'égare dans les méandres du non-dit.
Une pause. « - Dites moi juste... on part pour combien de temps ? Qu'est-ce qu'il faut prévoir pour cette expédition ?»

En réalité le blond aimerait connaitre le point de vue d'Orso sur l'implantation des larves, mais cela nécessiterait au moins de le lui demander.
Alors, plutôt que suivre sa première impulsion qui le poussait à exprimer clairement ses doutes, il élude, substitue des demandes vides de sens et d'intérêt à ses questionnements légitimes.

Sérieusement... pourquoi se soucierait-il du temps qu'ils y passeront quand sa véritable inquiétude concerne l'objet de leur visite ??

Évidemment, la force de ses mots dépasse sa pensée lorsqu'il affirme ne pas concevoir le fait de souhaiter l'implantation. Au contraire, il imagine aisément les raisons pouvant pousser un individu à marchander ainsi avec les Termites ; mais lui n'a pas eu son mot à dire.

Devoir assumer les conséquences de ce choix qu'il n'a pas pu faire... ça le rend malade !

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Orso Datem
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MessageSujet: Re: L'appartement d'Orso    Mar 7 Fév - 21:35

Orso se mit légèrement en recul, à la défensive. Il pensait que son hôte se serait plus accoutumé à sa condition mais il n'en était rien apparemment. Il allait falloir passer à autre chose que du repos dans une pièce close sans mettre le nez dehors.

- Ecoutez, concernant la drogue termite c'est exactement ce que je vous expliquais, que vous planiez avec très bien, je le fais aussi de temps en temps après avoir étudié, tout ce que je disais c'était quand votre condition de choc, ce n'était peut être pas la meilleure des choses à faire. Mais je me trompe peut être aussi, il se peut surement que cela vous fasse le plus grand bien. Nous verrons bien.

Le jeune xénologue soudainement dans sa commode et en sortit un jeu de clefs. Il le regarda un instant et le tendit à Lydhen.

- Tenez, comme cela vous pourrez aller et venir à votre convenance en attendant que nous partions. Vous avez besoin de prendre l'air, on en aurait tous besoin d'ailleurs. Autant vaquer à nos occupations en attendant de prendre la route. Quant à ce que vous devez emporter, des affaires de rechanges, des vivres et de la monnaie. Le commerce commence juste avec les Termites mais elles commencent à accepter notre monnaie dans certains endroits.

Orso s'assit en face de Lydhen et trinqua avec lui.

- Je comprends totalement votre situation, je n'aimerai guère ne pas être volontaire pour ce genre de chose. Mais désormais, vous m'avez aidé et c'est à mon tour de vous rendre la pareille. J'étudie cette civilisation depuis deux ans maintenant et je peux vraiment vous aider. Mais pour cela il va falloir un minimum de confiance, pas grand chose mais le minimum. Il se pourrait même qu'on sympathise.

Il ouvrit un tiroir de sa table basse, et sortit une pipe gravée.

- Saviez-vous que la drogue termite peut aussi être fumée ? Un procédé très efficace et néanmoins plus doux que les autres. Et de loin mon préféré.

Il se leva et vint s'assoir à côté de son hôte.

- Vous ne m'en voudrez pas si je viens partager ce moment avec vous ? Après tout, autant se détendre un grand coup avant de sortir, non ?
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Lydhen
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MessageSujet: Re: L'appartement d'Orso    Mer 15 Fév - 3:35

Lydhen saisit la clef, prêt à s’en servir sur le champ, fausser compagnie à son hôte, sortir faire un tour sans autre objectif que se tenir le plus longtemps possible éloigné de ce huis clos.

Cette volonté qu’affiche Orso de lui venir en aide à tout bout de champ il ne la comprend pas.
La confiance ? Tu parles ! L’étudiant ne tiendrait certainement pas le même discours s’il savait plus clairement à qui il a affaire !

Lydhen est à cran.
Rupture imminente du stock oblige, lors de son passage par la salle de bain il n’a pu s’administrer que la moitié de sa dose habituelle. Assez pour le satisfaire sur l’instant, mais à présent en résulte un fort sentiment de frustration. Frustration ajoutée à celles que lui fait éprouver sa nouvelle condition.

En fin de compte la proposition d’Orso tombe à point nommé, fait naître une hésitation dans son désir de fuite.

"Saviez-vous que la drogue termite peut aussi être fumée ?"

Effectivement, il l’a souvent vu faire, mais très peu pratiqué.

La méthode ne lui convient pas.
Ou plutôt il ne veut pas s’y résoudre, à cause de cette conviction solidement ancrée en lui qu’il doit nécessairement y avoir une contrepartie, que disposer à volonté du droit de se soustraire au monde réel ne peut pas être aussi dépourvu de conséquences.
Pour cette raison il privilégie l’injection, plus contraignante.

Seulement, parfois il faut savoir relâcher la pression, arrêter de se complaire dans ses logiques masochistes.
Arrêter d’agir comme si on se battait seul, accablé par le monde entier. S’accoutumer à l’idée que, malgré nos fautes et déboires, on a aussi le droit de vivre d’agréables moments.

Le blond souffle un grand coup, essaie de mettre au placard cet état de tension permanent qui le mine.

« - Difficile de refuser, c’est trop tentant. ‘savez y faire vous… »
Il marmonne, semblant moins sur la défensive.

« - Je vous tutoie à partir de maintenant.»
La phrase, lancée ainsi de but en blanc, a des allures de décret.

L’approche reste très brute de décoffrage ; venant de Lydhen cela constitue toutefois une tentative pour se montrer un minimum sociable. Encore un petit effort et il pourrait même sembler civilisé…
Selon sa logique, vouvoyer le mec avec qui on s’apprête à partager une pipe n’est pas convenable. La situation, censée leur permettre de faire plus ample connaissance, aurait été biaisée par cette distance verbalement installée entre eux.

Le blond laisse le soin à Orso de s’occuper des préparatifs, l’observe avec attention tandis qu’il allume la pipe puis en tire les premières bouffées.

Quand vient son tour, Lydhen saisit l’objet, le porte nonchalamment à ses lèvres, glisse lentement ses doigts le long des gravures.
Un objet de belle facture…

A présent affalé sur le canapé, le blond penche la tête en arrière, souffle de la fumée qu’il regarde s’élever vers le plafond en de fines volutes.

S’installe machinalement un absurde manège qui voit à intervalles réguliers la pipe changer de mains. Ce nouvel ordre des choses perdure l’espace d’une poignée de minutes.

A mesure que la pièce s’emplie de cette douce fumée qui en brouille peu à peu les contours – à moins qu’elle n’embrouille seulement l’esprit de Lydhen ?-, le jeune homme relâche la pression, jusqu’à éprouver un réel sentiment de sérénité. Un bien-être qui supplante tout le reste, le déconnecte du monde et de ses aléas.
Ne manque alors plus qu’un détail, qu’un tout petit détail lui semble-t-il, pour parvenir à une complète satisfaction.

De la cicatrice sur son ventre qu’elle était en train d’effleurer, la main gauche de Lydhen glisse directement sous la démarcation de son boxer et débute là son affaire, allant et venant selon un rythme qui finit par arracher un sourire béat au jeune homme.

Soudain, il tourne la tête, reprend brutalement conscience du fait qu’il n’est pas seul.

En d’autres circonstances cela lui aurait paru atrocement gênant.
Mais, en d’autres circonstances cet enchainement de faits précis ne se serait de toute manière pas produit.

Durant quelques secondes il fixe l’étudiant d’un air circonspect, attendant une réaction.

Un coup d’œil sans équivoque pour s’assurer que l’autre ne puisse avoir aucun doute quant à ses intentions ; puis il cesse d’attendre.

Lydhen se redresse sur le canapé et se place au-dessus d'Orso, lui retire la pipe des lèvres, cale judicieusement un genoux entre ses jambes...

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Orso Datem
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MessageSujet: Re: L'appartement d'Orso    Ven 17 Fév - 18:19

Lorsque la main de Lydhen se mit à s'agiter, Orso reçu une montée d'adrénaline en plein système nerveux. Tétanisé par cette expression soudain de mise à l'aise, le xenologue retourna la situation dans tous les sens en quelques secondes, pendant que des gouttes froides lui coulaient le long du dos.

Mais c'est quand son hôte prit encore en plus les devant que son sang se glaça. Il devait désormais faire avec un jeune homme enceint d'une larve termite, complètement sous l'emprise des produits termites, atteint par le démon de midi et se tenant sur ses genoux.

Orso était partagé entre la gêne, le rejet et la curiosité. Ses expériences se comptaient sur une main, ou plutôt deux doigts pour être exact et ne s'y étant jamais vraiment intéressé plus que cela, Datem était légèrement perplexe quant à la réaction à adopter.

Mais sur le moment, celle de la défense lui sembla la plus adaptée. Il repoussa lentement Lydhen et le fit se rassoir.

- Euuuuh, écoutes, je ..... je sais pas quoi dire ... Je ... Je ... Je vais aller faire un tour, on se retrouve tout à l'heure.

Tremblant et enjoignant le geste à la parole, Orso se rua hors du studio et laissa son hôte.
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Lydhen
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MessageSujet: Re: L'appartement d'Orso    Ven 17 Fév - 20:44

Apparemment ils ne se sont pas compris.
Ou plutôt si. Les intentions de Lydhen étaient suffisamment claires… et il s’est fait gentiment éconduire.

Fâcheux. Mais tant pis.

C’était pas vraiment calculé. Sur le moment l’idée lui a paru … lui a paru rien du tout en fait.
Parce qu’il n’y a pas pensé.

Parce qu’il y a des choses qui n’ont besoin que d’être vécues. Évènements où seul l’instant compte et qu’il ne prend guère la peine d’intellectualiser outre mesure.

Conséquence inattendue : le coloc’ s’éclipse, bredouillant, visiblement gêné.

Le blond reste quelques secondes sans réaction, surpris, un peu hébété par les diverses prises de stupéfiants.
Finalement il se lève du canapé, dans une vaine tentative pour retenir Orso.

« - Mais ?!? Faut pas le prendre comme ça ; y a pas d’malaise ! »
Pas de malaise… il faut le dire vite…

Si Lydhen prend la situation, et le refus d’Orso, avec un détachement déconcertant, il oublie que tout le monde n’est pas capable d’une telle désinvolture vis-à-vis de ces choses là.

Le jeune homme se laisse retomber lourdement sur le canapé, demeure là encore un long moment, le temps que la brume se dissipe.

Puis il finit à son tour par déserter les lieux.
Prendre l’air.
En définitive c'est peut-être une bonne alternative pour lui aussi.
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